Les Nuits de Pishâwar (Vol. 3)
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Les Nuits de Pishâwar (Vol. 3)

Les Nuits de Pishâwar (Vol. 3)Il n’est pas difficile de démontrer pour quiconque recherche de bonne foi la vérité que la source qui fait le plus autorité en ce qui concerne l’interprétation et la continuation du message du Prophète Muhammad (que la Paix et les prières soient sur lui et sur sa Famille) est son cousin et beau-fils, ‘Alî Ibn Abî Tâlib (que la paix soit sur lui!) et les onze autres successeurs nommés après lui constituant les Douze Imams.

A diverses époques, dans l’histoire, ce fait s’imposa et fut plus ou moins reconnu par le monde musulman, malgré les fortes réticences dues à des motifs historiques et politiques partisans.

Aussi, en 1959, par exemple, le Cheik Mahmud Shaltut, défunt recteur de l’université d’Al Azhar au Caire et grand Mufti de l’école sunnite décréta- t-il qu’en plus des quatre écoles sunnites de la loi musulmane (Hanafite, Hanbalite, Mâlikîte et Shâfi‘ite), l’école de Ja‘farite (l’école d’Ahl-ul-Bayt, dite chiite) semblait, également, être acceptable pour la communauté musulmane. Un bref compte rendu de ce décret vit le jour à l’instigation de l’imam Muhammad Chirri, directeur du centre islamique de Detroit, au Michigan, dans son livre intitulé « les Chiites sous l’attaque ».

Le présent ouvrage est constitué de la transcription d’un dialogue entre plusieurs savants sunnites d’une part, et Sayyed Muhammad Al-Musawi Shîrîzî, savant de 31 ans vivant en Iran, d’autre part. Cette conférence dura dix nuits. Elle eut lieu à Peshawar, en Inde. Elle commença le 27 janvier 1927.

Les échanges effectués sont un modèle de respect mutuel. Malgré le sérieux du sujet et une assistance composée de 200 personnes, il n’y eut aucune infraction au code moral. Son succès fut tellement manifeste qu’à la fin du dialogue, un savant sunnite et cinq autres dignitaires parmi l’assistance reconnurent publiquement leur conversion à l’Ecole d’Ahl-Bayt.

La seule condition préalable à ce dialogue fut que seules les sources acceptées par les deux écoles soient citées. L’entretien se tint en persan, généralement compris dans la ville de Peshawar. Il fut transcrit par quatre journalistes et édité dans un journal, puis sous la forme d’un livre, publié à Téhéran.

Cet ouvrage est devenu, par la suite, une autorité classique. La traduction actuelle est basée sur la quatrième édition, celle de Téhéran en 1971, l’année où décéda Sultân-ul-Wâ‘idhîn, à l’âge de 75 ans. (Qu’Allah illumine son visage !)

Bien que le dialogue fût impromptu, l’érudition de Sultân-ul-Wâ‘idhîn (dont le nom signifie « Prince des prêcheurs de Shiraz ») fut telle que la transcription des dialogues sert de référence bibliographique détaillée de centaines de traités sunnites, plus ou moins connus, dans lesquels les bases du chiisme sont reconnues.

Pour cette raison, plusieurs citations se rapportent à l’école Hanafite présidée par Sulaymân Balkhî al-Hanafî, Sibt Ibn Jawzi al-Shâfi‘î de l’école Shâfi‘ite et ainsi de suite.

 

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06 août, 2015 Livres
plus août 6, 2015

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